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Cet ouvrage ne s’adresse pas uniquement à celles et ceux qui mettent en place des SIG participatifs dans les pays du Sud, loin de là. Car, au-delà des exemples présentés, la question de la place et des règles de la géographie volontaire est soulevée.
Le dernier chapitre, signé par Michael McCall de l’ITC aux Pays-Bas questionne les SIG participatifs à l’heure de la néographie et des SIG de nouvelle génération. Il propose une réflexion intéressante, car les nouvelles pratiques de « géographie volontaire » ne risquent-elles pas de signer l’arrêt de mort des pratiques participatives « traditionnelles », bien encadrées par des intermédiaires aux fortes exigences déontologiques ? Alors qu’une « cartographie d’opposition » (counter mapping) émerge, sait-on réellement qui mène le jeu ? Des questions que chaque géomaticien doit se poser à l’heure où les SIG sont souvent au cœur de démarches « citoyennes » plus ou moins bien cadrées. Systèmes d’information géographiques participatifs et aménagement du territoire, expériences philippines citoyennes de désenclavement par Françoise Orban-Ferauge, aux Presses universitaires de Namur, collection « Éclairage Nord-Sud », 15 euros. |
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