Conférence de presse de Dominique CAILLAUD, Président de l’AFIGéO et
Député de Vendée, pour dresser le
Bilan du secteur de la géomatique en cette rentrée 2009,
à travers l’action de ses 3 pôles :
Entreprises – Industries
Formation – Recherche
Usages – Utilisateurs.
le 4 novembre 2009 à 9h30 au 101 rue de l’université (Paris 7ème)
Immeuble Chaban-Delmas.
AFIGéO était représentée par Dominique Caillaud, Président de l’AFIGéO et Député de Vendée, Yves Riallant,
Secrétaire Général de l’AFIGéO, Jacques Cossalter, responsable du pôle usages/utilisateurs / RGD 73-74,
Laurent Polidori, Responsable du pôle formation/recherche / ESGT.
L’Association Française pour l’Information Géographique (AFIGéO) a pour objet de concourir au
développement du secteur de l’information géographique ou géomatique (la géomatique regroupe
l’ensemble des outils et méthodes permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données
géographiques au travers d’activités de collecte, de traitement et de diffusion des données géographiques).
Association de loi 1901, elle rassemble les professionnels publics, privés et mène des actions en lien avec de
nombreux partenaires en faveur du développement des usages de l’information géographique.
Réorganisée autour de 3 pôles (entreprises, formation/recherche et usages), chacun doté d’outils de veille,
l’AFIGéO met sur pied un réel observatoire du monde de la géomatique.
Cet observatoire répond aux
attentes du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer – MEEDDM qui a
identifié l’AFIGéO comme l’organisme fédérateur et polarisateur des actions menées en faveur de la
géomatique. Le MEEDDM apporte sa caution à cette démarche depuis 3 ans, à travers une reconnaissance
institutionnelle de l’AFIGéo inscrite dans la loi budgétaire – LOLF au chapitre information géographique.
L’intérêt aujourd’hui à travers cette conférence de presse est de fournir des clés pour mieux comprendre
l’état actuel du secteur et les enjeux auquel il est confronté. Ces premiers résultats obtenus, certes non
exhaustifs sont présentés sous formes cartographiques et un dossier de presse complet accompagne ce bref
compte-rendu.
Pour le Pôle entreprises / industries, l’actualité de la géomatique se traduit notamment par le
dynamisme des entreprises et leur forte réactivité face à la crise : en effet la 400ème géo-entreprise a été
récemment inscrite dans l’annuaire des géo-entreprises. La carte de géo localisation de ces sociétés montre
l’apparition de réels pôles régionaux spécialisés en géomatique. La typologie des entreprises selon leur
secteur d’activité n’est pas évidente puisque l’on constate que la plupart des entreprises ont une activité
multiple : conseil et service, édition, formation et conseil…
Côté international, les sociétés membres du Club International de l’AFIGéO bénéficient directement de
soutien pour développer leur activité à l’export, grâce à des relations privilégiées développées avec
UbiFrance, le CNIG, l’ISTED… Des séminaires, des missions collectives à l’étranger (Chine) et la participation
à des salons internationaux (Intergéo) sont régulièrement organisés : en 2010, suite à une convention
signée avec l’association géomatique du Québec, l’AFIGéO accueillera une délégation de décideurs et
d’entreprises québécoises. Le savoir-faire français dans le domaine du cadastre et du foncier est d’ailleurs
reconnu à travers le monde.
Pour le Pôle formation/recherche, le bilan de l’offre de formation en géomatique réalisé pour la rentrée
2009 montre que l’offre de formation est relativement abondante : plusieurs centaines de diplômés en
géomatique arrivent chaque année sur le marché de l’emploi. Les taux d’insertion professionnelle pour les
diplômés du secteur est relativement important et rapide, au regard des résultats de notre l’enquête.
Les licences professionnelles spécialisées sont de plus en plus nombreuses et adossent la géomatique Ã
l’enseignement de la géographie classique. La professionnalisation de ces licences facilite l’insertion
professionnelle des diplômés. La faiblesse du nombre des données concernant le niveau doctorat, est lié au
fait que la géomatique n’est pas identifiée comme une discipline à part entière dans la recherche et
l’enseignement supérieur. Au niveau Master, dont l’offre est relativement nombreuse, le problème d’accès
aux concours de la fonction publique territoriale a été souligné. Cette problématique a tendance à accentuer
les rivalités entre Ecole d’ingénieurs et universités, structures de formation pourtant tout a fait
complémentaires et compatibles. Dominique Caillaud sur ce sujet souhaite intervenir auprès du Ministère de
l’enseignement supérieur pour éclaircir les choses.
Le Pôle usages / utilisateurs a mis en place un observatoire des pratiques de mutualisation des données
géographiques des acteurs publics du territoire…(ou infrastructures de données géographiques – IDG). Les
cartes montrent bien la diversité des situations que ce soit au niveau de l’origine de l’initiative ou des
sources de financement, chaque structure de mutualisation de données géographiques a développé un
modèle en fonction du contexte local. Depuis 2 ans, l’échelon régional a prit en main la coordination ou le
développement de telles initiatives, tout en y intégrant les initiatives départementales.
L’AFIGéO a toujours accompagné et contribué au développement de ces démarches. Les 5èmes Rencontres
des dynamiques régionales auront lieu à Orléans les 3 et 4 juin 2010, organisées en partenariat avec la plate
forme Géo-Centre.
Un atelier national sur les données « Adresse » sera organisé le 18 janvier 2010 avec la Poste et l’IGN dans
le cadre du projet européen EURADIN (qui a pour objectif l’harmonisation des données nationales et
européennes en créant un Forum Européen de l’Adresse pour répondre aux exigences de la directive
Inspire). En France les bases de données « Adresse » sont de la compétence des collectivités territoriales
mais concernent de nombreux organismes, publics et privés… qui développent leur propre fichier. Dominique
Caillaud a souligné la nécessité de distinguer l’adresse géo-référencée de son occupant.
D’autres enjeux ont également été abordés, tels que :
la sensibilisation des élus pour qu’ils s’approprient les cartes comme support de leurs dossiers.
la préparation d’un Décret début 2010 relatif à la cartographie des réseaux enterrés.
Détail des interventions et documents sur cette conférence de presse sous ce lien
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